Pourquoi le FN est dangereux pour les blancs

Marine le Pen est souvent vue comme un recours pour les minorités blanches dans certaines parties du territoire français, notamment en Outre-Mer. Le FN serait un rempart contre l’indépendance de ces terres éloignées de la métropole, garantissant leur assimilation culturelle avec la France et la liberté d’opinion et de moeurs des métropolitains exilés et par extension des blancs installés depuis des générations. Qu’en est-il réellement ? Cette évidence n’est-elle pas trop simpliste pour être vraie ?

En cas d’accession à l’Elysée, le FN promet à l’île de la Réunion une mesure controversée : la préférence régionale. Or outre sa difficile application (définition du Réunionnais et rupture du principe d’Egalité entre les citoyens inscrit dans la Constitution), la préférence régionale présente de dangereux effets pervers…

Economies budgétaires et exigence des électeurs de l’Hexagone

Historiquement, le Front National est nostalgique de la grandeur passée de la France. En conséquence le canal historique du FN considère les territoires d’outre-mer comme des restes de l’Empire colonial français à préserver, à garder au sein de la République Française. Le financement à fonds perdus de ces confettis de l’ex-empire étant un prix acceptable pour l’honneur et l’image de la France.

Mais ces dernières années, depuis l’avènement de Marine le Pen en tant que Présidente du Front National, la base électorale du FN s’est considérablement élargie. Ainsi les nostalgiques du temps des colonies sont devenus ultraminoritaires, submergés par une nouvelle majorité de fronstistes opposés au maintien des Outre-Mers dans la France pour deux principales raisons. D’une part le coût de ces territoires, puisqu’ils génèrent beaucoup plus de dépenses que de recettes (des dizaines de milliards d’euros par an envoyés par l’Etat) et d’autre part un racisme motivé par la blanchisation de la société française via l’exclusion des ultramarins et dont les différences culturelles ne seraient de toute façon pas assimilables.

Cette catégorie identitaire de frontistes, clairement racistes, est devenue très majoritaire au FN. Lorsque la question des Outre-Mers se posera franchement à l’exercice du pouvoir, il n’y a aucun doute sur le fait que Marine le Pen tranchera en leur faveur… D’autant plus que le FN de la Réunion prépare déjà le terrain…

Pacte secret du FN avec les identitaires et indépendantistes créoles

Bien que toujours marginal dans le paysage politique réunionnais, le FN974 progresse sous l’impulsion de l’effet-Marine. Qui sont ses nouveaux partisans et d’où viennent-ils ? Pour l’essentiel, il s’agit d’anciens électeurs et militants du PCR et des partis indépendantistes réunionnais. Pourquoi ce rapprochement a priori antinomique ? Parce qu’ils cultivent la même xénophobie et poursuivent le même objectif : l’unité culturelle de leurs territoires respectifs. C’est-à-dire l’Hexagone aux blancs et la Réunion aux créoles.

Ce pacte secret consacre donc l’intention cachée de rendre indépendante la Réunion et plus largement les Outre-Mers. La préférence régionale étant le cheval de Troie de cette évolution sociétale et institutionnelle.

Des conséquences terribles pour la société réunionnaise

Sans parler des effets sur l’économie locale (critère de compétence et donc de croissance économique disparu) et sur les créoles de métropole (racisme accru sans scruptule par revanche sur la préférence régionale sur l’île), la composition de la société réunionnaise risque d’être modifiée et violemment…

C’est officieux, mais la préférence régionale est déjà à l’oeuvre à la Réunion. Des entreprises recrutent systématiquement des créoles. Alors que des fonctionnaires d’institutions comme la CAF, les collectivités territoriales ou encore la Police favorisent automatiquement les créoles et discriminent les étrangers et les métropolitains. Ces derniers souffrant souvent du cliché d’être bourgeois et naturellement favorisés.

Que se passera-t-il alors quand cette préférence régionale sera officialisée ? Un racisme décomplexé à l’égard des étrangers, des métropolitains et même des créoles blancs… En effet, quel créole blanc n’a-t-il pas déjà eu de mauvaises expériences parce qu’on l’avait pris pour un zorèy ? On devine donc que les yabes feront partie de la chasse aux sorcières à venir… dans l’emploi, dans les aides sociales, dans le logement, dans les agressions quotidiennes, dans les procédures judiciaires, etc. Rapidement la vie des habitants de l’île ne faisant pas assez créoles aux yeux des identitaires au pouvoir deviendra infernale et les poussera à l’exil, touchant ainsi au but des extrémistes : l’unité culturelle et ethnique de la Réunion.

Le précédent algérien et la trahison des Pieds-noirs

Ce cas de figure, a priori inédit dans l’Histoire française, a en fait déjà eu lieu. Le 4 juin 1958, le général de Gaulle déclarait un vibrant « Je vous ai compris » aux Français d’Algérie. Arrivé à Alger dans un contexte de guerre civile, l’homme promettait aux blancs d’Algérie que celle-ci resterait dans la France. 4 ans plus tard, l’Algérie devenait indépendante et les Pieds-noirs en étaient expulsés vers la métropole…

Partagez donc cet article afin d’éviter la reproduction de ce drame dans un proche avenir. Surtout si vous vivez à la Réunion, si vous y avez de la famille ou des amis. Exemples de créole identitaire ci-dessous.

Publicités