L’esclavage à la Réunion au 21ème siècle

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Chaque année le 20 décembre, nous fêtons l’abolition de l’esclavage en 1848 dans notre île. Mais l’esclavage est-il vraiment fini ? Ne reste-t-il pas encore des esclaves à notre époque ?

Les fonctionnaires territoriaux et les associations politisées

A la Réunion 80 % de la fonction publique territoriale travaille hors-CDI, c’est-à-dire que leurs contrats de travail peuvent s’arrêter prochainement. Cela les place en situation d’obligés vis-à-vis de leurs patrons : les élus. Ils sont environ 20 000. De même pour les contrats aidés, employés dans les services publics et les associations. Totalement redevables auprès des élus, ils sont environ 30 000.

Pleinement dépendants des politiciens au pouvoir, tous ces travailleurs précaires leur doivent leur paye. Ainsi les élus en profitent pour les transformer en militants politiques. Les dictateurs leur demandent : de voter pour eux, d’appeler leurs proches à voter pour eux (souvent des personnes influentes dans les quartiers et/ou issues de familles nombreuses), de participer à leurs campagnes électorales (collage d’affiches, gonflage artificiel des meetings pour la presse, …), d’intimider et violenter les opposants politiques, de bourrer les urnes, etc. Tout ceci est bien sûr illégal, mais tout le monde laisse faire.

Les électeurs précaires

Massifs, les électeurs pauvres constituent un réservoir de voix exceptionnel à la Réunion. Participez à une campagne électorale et vous constaterez le nombre hallucinant de badauds, de riverains vous demandant un billet, le paiement d’une facture d’eau ou d’électricité. Le vice va tellement loin, l’illégalité est si permise que ces pratiques ont été diffusées au JT d’Antenne Réunion et sont passées comme une lettre à la Poste, comme si tout était normal. A cela on peut ajouter les CCAS (Centres Communaux d’Action Sociale des mairies) et autres services sociaux dépendants des élus qui utilisent leurs bons alimentaires et les aides financières pour acheter des voix par milliers : « Tu veux de l’aide ? Vote pour le Maire. »

Les vrai-faux journalistes de la Réunion

Observez bien le contenu des journaux à la Réunion. Que ce soit la presse écrite, les sites web d’info, les radios ou les TV, vous constaterez toujours une présence abondante des collectivités territoriales. En effet les mairies, les conseils départemental et régional, les sociétés d’économie mixte, bref tout ce qui est public et dirigé par des élus, passe des annonces dans les journaux. Sans ces revenus importants la presse réunionnaise ne peut fonctionner. De fait elle est dépendante des élus et publie donc sous influence politique. Ne pouvant exercer librement leur travail, les journalistes ne relatent alors que les faits divers et les manifestations culturelles. Quand ils ne sont pas carrément des agences de com’ des politiciens (Dionycité, Regard’Ensemble, etc). Quelle différence avec la télévision d’Etat de l’ex-URSS ?

Les entreprises subventionnées

D’autre part, le nombre d’entreprises dépendant de la commande publique est également notable. En effet, beaucoup d’acteurs économiques de la Réunion ne travaillent qu’en étant payés par les collectivités. Cela va du petit prestataire d’événementiel au grand dirigeant de BTP. Ainsi quantité de réunionnais « dans le privé », apparemment libres, sont contrôlés par les élus via les marchés publics, du salarié au patron.

Les manipulés culturels

Enfin les créoles traditionnels. Au cerveau encore très primitif, l’Education Nationale et la modernité n’ont aucune prise sur eux. Fans de ladi lafé et de surveillance généralisée, les dictateurs les adorent. Répétant à outrance les rumeurs sur les gens sortant du lot, sur les personnalités opposées aux décideurs, les harcelant, les agressant physiquement dans les pires cas, ces réunionnais-là sont pratiques pour asseoir la dictature. Certains sont achetés. D’autres le font naturellement au nom d’une identité réunionnaise qui, selon eux, consisterait à uniformiser les réunionnais à leur image : terre-à-terre, sans débat d’idées, sans instruction, sans savoir-vivre, sans civilisation en somme. Ils sont juste parfaits pour les élus, car gratuits.

En tout, cela représente près de la moitié de la société réunionnaise. Autant dire que notre île vit un profond schisme, une fracture culturelle doublée d’une fracture démocratique. Vous aimez la liberté et voulez vraiment la fin de l’esclavage ? Alors partagez cet article pour informer et éveiller les consciences.

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