La culture du ladi lafé, handicap n°1 de la Réunion

Jeaner Marre 1

N’êtes-vous jamais tombé sur ce créole, ce groupe de créoles bavant des heures durant sur le même individu ? Un parent, un ami, un collègue de travail, on a tous dans notre entourage ce créole un peu limité en discussion et tournant en boucle sur son obsession qui n’intéresse que lui. Car le ladi lafé est répandu chez les Réunionnais. Si cela peut détendre l’atmosphère cinq minutes, ok. Mais quand le commérage perdure des heures, des jours, des mois, on est en droit de se poser des questions sur la santé mentale des concernés. D’autant plus que le ladi lafé peut être exploité pour handicaper toute la Réunion…

La mentalité de village, héritage d’une Réunion traditionnelle et sauvage

La Réunion est issue de l’esclavage. A cette époque les esclavagistes demandaient à leurs soumis de dénoncer les esclaves qui ne se comportaient pas bien, en échange de récompenses. Climat de délation délétère, de jalousie permanente entre esclaves qui cassait toute solidarité entre épris de liberté. Ainsi les esclavagistes assuraient leur pouvoir selon la devise : diviser pour régner. Les ladi lafé étaient nés…

Depuis les maîtres ont changé. Ils ne s’appellent plus Madame Desbassyns, ils sont maires, présidents de collectivité. La différence est qu’ils n’ont même plus à demander aux Réunionnais de dénoncer leurs congénères. Ces derniers le font spontanément. C’est devenu naturel, un automatisme tel que respirer. Une marque culturelle. Le petit créole, malgré tous ses équipements modernes et son passage à l’Ecole Républicaine, est resté un esclave. Il espionne, guette, raconte, invente même, toujours en quête d’une reconnaissance qu’il ne peut obtenir autrement… sous-éducation oblige. Esclave des réflexes qu’on lui a mis en tête il y a trois siècles contre son intérêt, le créole est suicidaire tendance sado-masochiste. C’est pourquoi le changement de la Réunion ne peut être seulement politique. Il doit être culturel.

Bien sûr qu'la Réunion ça rend fou !!!

L’exploitation mentale des masses créoles

De nos jours les esclaves s’appellent chômeurs, mères célibataires de bébés CAF (conçus pour toucher les allocations), contractuels de la fonction publique. Leur précarité et oisiveté les place sous la coupe des politiciens, de leurs billets et contrats aidés. Leur manque d’éducation, leur peu d’échanges avec des milieux socio-culturels plus élevés, intellectuels, les condamne au manque de recul, à la culture du ladi lafé. Cette bassesse sociale et éducative les enferme dans leur nullité économique, politique et culturelle.

Coincés dans ce cercle vicieux, dans un archaïsme mental, dans ces inégalités sociales qu’ils vivent forcément mal et comprennent mal, ces créoles de la Réunion d’en bas cultivent la haine de la réussite, le dénigrement de l’intelligence. Cette jalousie maladive, irrationnelle les amène à critiquer ceux qui ont réussi (les entrepreneurs, la nouvelle bourgeoisie), ceux qui portent des idées (les intellectuels, les nouveaux penseurs). Le monde des idées les rend amers. Il leur rappelle leur déficience mentale, leur infériorité.

Du pain béni pour les dictateurs exploitant cette faiblesse culturelle. Usant de ce trait de caractère nocif et présent dans toute la société réunionnaise jusque dans la presse, les tyrans appellent au boycott des novateurs, à la censure des maîtres à penser. Si cela ne suffit pas, on passe à l’organisation de rumeurs, au harcèlement, aux violences physiques contre les êtres les plus brillants et honnêtes de notre île.

Gwenaele - Quand nous sommes arrivés à la Réunion

Catastrophe pour la Réunion et pour les Réunionnais

Ainsi la fuite des cerveaux est bien réelle, les cerveaux persécutés sont poussés à l’exil. Les talents créoles qui auraient pu inverser la tendance du déclin réunionnais s’en vont, cherchant une vie meilleure dans l’expatriation, sous des cieux plus cléments pour mener une vie « normale » et épanouissante.

Ne restent sur place que les faibles d’esprit et les violents. L’entre-soi des pires à la Réunion précipite la région et ses habitants dans le chaos. Ces pratiquants de la culture du ladi lafé ne se rendent pas compte qu’ils causent leur propre perte. Ils sont tellement habités par ces réflexes de médisances et de violences qu’ils en oublient de préparer leur avenir, leur vie. Nicolas Sarkozy avait dit : « l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire ». Il pouvait mettre beaucoup de réunionnais dans le même sac d’attardés.

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