Que cache la préférence régionale ?…

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La préférence régionale est régulièrement avancée par des « élus » de la Réunion pour réduire le chômage. En réservant les emplois aux originaires de notre île, le nombre de chômeurs reculerait. Le calcul est-il aussi évident ? Cette solution en est-elle vraiment une ? Que cache la préférence régionale ?…

Une préférence difficile à définir

La première question que pose la préférence régionale est la définition du Réunionnais. Qui peut prétendre à cette préférence ? Tous les résidents de notre département ? Uniquement les natifs de l’île ? Ou restreindre à ceux qui ont plusieurs générations d’ancienneté à la Réunion à travers leur famille ? Combien de générations ? Doit-on inclure les créoles installés en métropole et ailleurs ? Exclure ceux qui sont nés là-bas ? Quid des métis zoréoles… On voit bien que la définition même du bénéficiaire de la préférence régionale est très compliquée et créerait des tensions entre habitants de la Réunion.

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Consanguinité, corruption et pensée unique

D’autre part la préférence régionale en excluant les Français des autres régions et les étrangers générerait une absence de turn-over dans les services publics. Elle empêcherait une saine mixité d’origines. Dans les fonctions sensibles comme la Police et la Justice, cette consanguinité des effectifs augmenterait les conflits d’intérêt. Par la proximité des agents, la corruption en serait décuplée, nuirait au fonctionnement des institutions et tuerait toute possibilité de développement économique. De surcroît le repli sur soi et la vie en vase clos donneraient une pensée unique, celle des politiques régnant en maîtres. En dictateurs.

Galère pour les créoles d’ailleurs

L’autre effet pervers est la conséquence pour les Réunionnais en mobilité ou nés ailleurs. Les originaires de métropole et des autres pays étant discriminés dans notre île, les administrations et entreprises d’ailleurs n’auraient plus aucun scrupule à refouler ouvertement nos ressortissants. Plus de formations, ni emplois pour les Réunionnais alors contraints à un retour sur l’île. Quand on sait que 15 000 la quittent chaque année, que 500 000 vivent déjà en métropole, on devine les effets de ce retour massif : explosion du chômage, crise du logement généralisée et in fine le chaos social.

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Dictature et indépendance

Pourtant la Réunion dispose de tous les moyens pour se développer et tendre vers le plein emploi. La France envoie des budgets colossaux aux collectivités réunionnaises. Alors pourquoi cet entêtement politicien pour la préférence régionale qui ne présente que des inconvénients ?…

Parce que cette régionalisation des emplois publics, en déplaçant la responsabilité du recrutement de l’Etat aux élus locaux, assiéra davantage leur toute-puissance. Elle sera l’aboutissement de leur dictature déjà à l’oeuvre aujourd’hui. La préférence régionale, par cette unification des pensées, ne sera qu’une étape cachée vers l’indépendance. L’emploi des Réunionnais n’a jamais été un objectif pour les dirigeants de la Réunion. Ce qu’ils veulent c’est un pays sans contre-pouvoir, corrompu jusqu’à l’os, afin de mettre la main sur les budgets publics de la Réunion. Une indépendance tiers-mondiste où l’aide au développement de la France et de l’Union Européenne enrichira plus que jamais ces dictateurs sans foi ni loi.

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