Bureaux de vote achetés à Saint-Denis

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C’est Ghislain Amano, directeur de campagne d’une candidate aux Municipales de Saint-Denis, qui révèle le scandale. Approché, on lui a proposé de lui offrir des bureaux de vote en échange de retours d’ascenseur une fois au pouvoir (emplois fictifs et autres avantages). C’est-à-dire la possibilité d’en acheter les électeurs (le corrupteur est proche des habitants du quartier) et de manipuler les urnes de ces bureaux. Cela afin d’inventer des votes virtuels en faveur de sa candidate et de retirer les bulletins réels d’autres candidats. Le corrupteur « propose » les bureaux 11, 12, 13, 14 et 15 de Saint-Denis.

Ce n’est pas le première fois que ce canton est mis en cause pour des fraudes. En 2011 lors des élections cantonales, plusieurs candidats s’étaient offusqués de pratiques révoltantes comme:

– les violences des nervis,
– l’incendie de la voiture d’un candidat,
– la fermeture d’un bureau en plein vote avec des nervis et les urnes dedans à l’école Joinville,
– le retrait des bulletins d’un jeune candidat le matin du scrutin l’empêchant ainsi d’obtenir des voix

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Cancer généralisé

Pourquoi entend-on souvent parler de ce canton ? Parce que Saint-Denis n’est pas la Réunion. On y trouve en moyenne des citoyens plus éduqués et donc plus vigilants. C’est pourquoi certaines fraudes arrivent à être dévoilées malgré le silence assourdissant de notre presse locale, malgré les intimidations. Par conséquent on aurait tort de penser que ce n’est que dans ce canton. C’est partout pareil à la Réunion. La différence c’est qu’ailleurs la population est moins éduquée à la vigilance ou se laisse plus facilement acheter son indifférence par un contrat aidé, une bouteille, un paiement de facture, une fête arrosée… Comparez le taux de pauvreté et le score du maire élu commune par commune et vous comprendrez.

Ainsi vont les élections à la Réunion. La dictature est bien réelle et si elle est possible ce n’est pas qu’à cause des dictateurs qui achètent et des institutions qui ferment les yeux. C’est aussi à cause de notre population qui se laisse faire, qui accepte… Il ne tient donc qu’à nous de faire cesser ce cauchemar.

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