Le Parti Pirate appelle à la « RévoluNion »

Parti Pirate 2

Suite aux Législatives de 2012, le Parti Pirate avait lancé un recours devant le Conseil Constitutionnel. Il estimait que l’élection de Thierry Robert avait été entachée de nombreuses irrégularités lui permettant de gagner des milliers de voix frauduleusement et de bénéficier d’un trop large espace médiatique.

Malgré les éléments probants fournis par les Pirates, le Conseil Constitutionnel ne leur a pas donné satisfaction et a donc confirmé l’élection du maire de Saint-Leu à l’Assemblée Nationale.

Prenant acte de cette décision pour le moins douteuse, Pierre Magnin dirigeant du Parti Pirate Réunionnais déclare: « obéissant aux ordres du Ministère de l’Intérieur, le Conseil Constitutionnel par ce jugement irrégulier et inconsidéré, blanchit les délits électoraux de Thierry Robert ».

« Comment ne pas s’alarmer lorsque l’instance censée être la gardienne des Lois, cautionne les délits électoraux de M. Robert sous prétexte qu’il tirait un profit suffisant de son délit pour s’attirer un nombre conséquent de suffrages ? » Effectivement cette logique de droit laisse à désirer pour des « Sages ».

« Face à cette parodie de jugement au service des exactions des professionnels de l’élection, force est de constater que la garantie des Droits n’est plus assurée, ni la séparation des Pouvoirs. Aussi conformément à l’article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, il nous faut désormais reconnaître que notre société n’a plus de Constitution et que de nouveaux despotes ont instauré une nouvelle forme d’oppression. Aussi en vertu du droit naturel et imprescriptible à résister à l’oppression, j’appelle chaque citoyen intègre à la RévoluNion, avec un N comme l’uNion de tous ceux que ce système révolte et qui sont décidés par des actions civiques non violentes coordonnées à en précipiter la perte ».

Voilà qui confirme le sentiment de plus en plus en partagé qu’une fronde monte à la Réunion, qu’une contestation massive s’organise pour en finir avec la République bananière. Reste à voir la forme qu’elle prendra, qui la dirigera et quelles en seront les idées fédératrices.

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