Rétrospective 2012 : Grève de la faim des ex-Arast

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Fin 2011, des anciens salariés de l’Arast décident de camper devant le Conseil Général. Ils entendent ainsi manifester pour leurs droits aux indemnités de licenciement, celui-ci remontant à 2009.

L’Arast est une association gérée par le Département, dont la mission est d’assister les personnes dépendantes. Cumulant les déficits année après année, la situation budgétaire devient catastrophique et la Présidente du Conseil Général décide de liquider l’association pour créer une nouvelle structure.

Seulement voilà, beaucoup d’observateurs relèvent que Nassimah Dindar est aux commandes de la collectivité départementale depuis 2004. D’abord avec une majorité de Droite, puis avec la Gauche à partir de 2008. Elle est donc parfaitement au courant de la mauvaise gestion de l’Arast, subventionnée par le Conseil Général. Elle est alors désignée comme responsable et est condamnée par la Justice.

Ne faisant rien pour redresser les finances de la structure, préférant en créer une autre, on la soupçonne alors de volontairement mettre sur la paille des milliers de Réunionnais (1 300 licenciés et leurs familles) afin de récupérer des milliers d’électeurs par la nouvelle structure d’une part et des contrats aidés d’autre part. Beaucoup y voient les raisons de son incroyable score aux Législatives de 2012 à Saint-Denis.

Paul Junot 1

Les ex-Arast, convaincus de leur bon droit, continuent leur campement durant les fêtes de fin d’année 2011. Motivés et emmenés par le syndicaliste Paul Junot, ils démarrent même une grève de la faim mettant leur santé en danger. Avec cette action désespérée et extrême, l’affaire est plus médiatisée que jamais. Sachant les perverses raisons de la fin de l’Arast, Paul Junot amaigri et le visage très marqué déclare face caméra: « Y en a marre de ces politiques qui traitent les Réunionnais comme des chiens ! »

Fin janvier 2012, après un mois de grève de la faim, une solution est enfin trouvée entre les ex-salariés, l’AGS et le Conseil Général. S’il fallait résumer cette actualité dramatique pour les concernés mais aussi révélatrice de la dictature réunionnaise, on pourrait reprendre les mots de ce courrier des lecteurs:

« En programmant la faillite de l’Arast, le service d’aide à la personne porteur d’un grand nombre d’emplois risque de se retrouver sous l’emprise des hommes politiques à la recherche d’un réservoir de voix assurant leur élection. Cette démarche confisquant la liberté de conscience politique d’une grande partie de la population génère une violence institutionnelle qui présente des risques pour la démocratie à la Réunion.

La situation actuelle des ex-Arast est la résultante d’un dysfonctionnement majeur de la gouvernance d’une collectivité, où les manœuvres politiciennes des clans politiques priment sur les valeurs humanistes et républicaines, au détriment de la population sacrifiée sur l’autel des ambitions personnelles. »

Manipulation 2

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