Analyse du spectre politique réunionnais

La Réunion est unique à plus d’un titre, originale à tous points de vue. De ses centaines de micro-climats à son métissage mondial, notre île intense a de quoi étonner plus d’un visiteur. Et si ce visiteur s’arrête quelques temps pour y étudier la vie politique, il sera encore plus surpris…

Les indépendantistes : l’extrême-gauche rouge et brune

Tout à gauche de la politique réunionnaise, on trouve les indépendantistes. Racistes sans le reconnaître, ils sont capables de formules telles que « Nous sommes anti-zorèy, mais pas racistes »… Rien qu’avec cette phrase, on sent toute l’intelligence qui émane de ces gens-là. D’ailleurs ils rassemblent peu, le nombre de leurs militants dépassant à peine leurs trois chefs. Les indépendantistes n’ont pas beaucoup d’idées. Ils souhaitent un retour à la terre – ce qui n’est pas mauvais en soi -. Mais dans leur extrémisme veulent se séparer de tout ce que l’Occident aurait apporté de nocif à la Réunion, comme le téléphone portable, la TV, l’ordinateur, etc., un retour à l’âge de pierre en somme. Car si la Réunion devient indépendante, on se demande bien qui financera les 120 000 fonctionnaires et assimilés, les associations subventionnées, les entreprises vivant de la commande publique, les bénéficiaires de minima sociaux, bref 90% des Réunionnais ! En clair l’extrême-droite française trouve son équivalent à la Réunion à l’extrême-gauche et les zorèy qui soutiendraient les indépendantistes ou le PCR auraient l’air de juifs militant au FN.

Le PCR, leur père

Ces indépendantistes sont issus du PCR qui réclamait l’indépendance autrefois, mais plus maintenant officiellement voyant l’attachement profond des Réunionnais à la France. En vérité ils en rêvent toujours et ont tenté de l’obtenir indirectement via l’Assemblée Unique dans les années 80, puis la Bidep en 2000. Du point de vue des idées, leur programme consiste à demander toujours plus de fonds à l’Etat alors qu’ils ne savent même pas gérer les actuels. Quand ce n’est pas carrément pour les détour… Leur ambition pour la Réunion se limite à des emplois précaires dans le public, afin de maîtriser les citoyens lors des élections. Aucune proposition économique donc. Tout pour le politique. La dictature.

Huguette Bello, notre Marine régionale

Issue du PCR, elle en a appris les méthodes et les discours. On l’a revu lorsqu’elle a été condamnée pour fraudes électorales et quand elle a tenu des propos pas loin de la xénophobie lors de la récente crise requins. Pas grand chose de bon non plus à espérer donc de cette Marine le Pen version créole.

Le PS, une étiquette qui rapporte

Les socialistes ont peu de différence avec le PCR. Ce qui les sépare finalement c’est l’implantation. Vous ne trouverez pas de PCR à Saint-Denis. Vous ne trouverez pas de PS à Sainte-Suzanne. C’est comme ça, une répartition du butin après cambriolage. Du point de vue des idées, rien à signaler. Ils se contentent des mesures clientélistes de François Hollande comme les contrats d’avenir. Mais à aucun moment ils ne formuleront de proposition économique. Que les Réunionnais puissent s’en sortir sans eux avec de vrais emplois leur ferait perdre trop de voix. Quant à l’indépendance, on note une fracture sans conséquence dans le parti. Certains y sont favorables, d’autres veulent juste l’autonomie.

Le MODEM, pure imposture

Le parti de François Bayrou à la Réunion est représenté par Thierry Robert et Nassimah Dindar. Soi-disant centristes, on aurait pu penser qu’ils seraient réalistes sur l’Economie et chercheraient à développer l’île. Que nenni. Comme la Gauche réunionnaise, ils surfent sur la misère ambiante. L’histoire de l’Arast en est un bon exemple. Mais on pourrait aussi évoquer la médiatique prière de Thierry Robert devant la Vierge aux 44 contrats aidés. Si là on ne voit pas la vacuité intellectuelle du spécimen, c’est qu’on fait partie de ces quelques idiots ravis de voir enfin un élu se bouger pour eux. Se bouger pour gagner 200 voix, c’est sûr que ça peut être utile. Non, un vrai centriste aurait cherché les pistes pour créer des milliers d’emplois dans l’économie et c’est pourquoi Thierry Robert et les centristes de l’île sont des imposteurs. Celui-ci n’a que 35 ans, mais se comporte à l’identique comme ses prédécesseurs. Quel bel avenir avec lui !

La Droite, enfin l’aile droite de l’extrême-gauche

A Droite, on retrouve naturellement l’UMP et ses alliés. Il leur arrive parfois de proposer des pistes pour créer de l’emploi, mais toujours au compte-gouttes. Car pour rivaliser avec la Gauche, la Droite se trouve obligée de pratiquer la même politique clientéliste. Parce que si tel n’était pas le cas, elle n’aurait aucune chance d’obtenir des élus. De fait, eux aussi sont ravis de la pauvreté généralisée et en profitent pour y pêcher des milliers de voix via les contrats aidés dans la fonction publique par exemple.

La République bananière, Cuba light

En clair, les partis au pouvoir à la Réunion n’ont pas de différence politique. La seule véritable séparation idéologique était la position par rapport à la France, avec une Gauche indépendantiste et une Droite pro-France. Mais ce débat étant aujourd’hui définitivement tranché, on peut les mettre dans le même panier. Pratiquant le clientélisme à l’extrême et les fraudes électorales, leur seul but est de remporter les élections pour asseoir leur pouvoir sur la population et s’enrichir à leur unique profit. S’il fallait comparer avec un autre pays, on pourrait imaginer une Chine où le Parti Communiste se serait scindé en quelques partis politiques s’entendant entre eux pour se répartir des dictatures locales dans différentes provinces. Les politiques réunionnais sont donc bien tous des communistes et par conséquent des dictateurs.

C’est pourquoi tous les électeurs réunionnais qui ont voté Hollande, Bayrou et Sarkozy à la Présidentielle ne peuvent se reconnaître en eux. Car il n’y a aucun programme qui tienne la route. Rien de profond, que de l’arrivisme. Aucune idée, que de la corruption et de la fraude électorale. Mais qui sait un beau jour des Réunionnais refuseront ça et s’organiseront ? Une sorte de Conseil National de la Résistance, une Union Démocrate comme on en a déjà vue dans d’autres dictatures. Peut-être même que c’est pour demain…

Publicités