Il met le feu à la mairie de Saint-Paul

Mardi matin à la mairie de Saint-Paul, un jeune homme a mis le feu dans le hall de l’administration. Pas de victime à déplorer heureusement. Mais ce nouvel évènement mélangeant faits divers et politique rappelle celui de Saint-Denis la veille. Faut-il y voir une série ?

Le jeune en question venait régulièrement réclamer un contrat aidé à la mairie de Saint-Paul. Le chômage étant énorme à la Réunion, beaucoup ont le réflexe de demander des emplois aux politiques. Mais n’est-ce pas aussi la faute de ces politiques que des Réunionnais ne croient qu’à l’emploi public ? Ne font-ils pas trop de promesses qu’ils savent très bien qu’ils ne pourront pas tenir, lors des campagnes électorales ? Ce jeune incendiaire a-t-il été approché par Huguette Bello pendant les Législatives ? Lui a-t-on promis un « ti contrat » en échange de son vote et de celui de sa famille ?

Sa mère à la TV hier était terrorisée. Au bord des larmes et tremblant des lèvres, elle demandait pardon à la députée-maire… Avait-elle reçu des ordres pour s’exprimer de la sorte ? Avait-elle été menacée par des gros bras ? Certes son fils avait commis un délit. Mais les raisons de son acte désespéré étaient vite oubliées et ainsi l’image de marque de Huguette Bello était rétablie. Merci Réunion 1ère…

Ne regardant pas le mal-être profond de la société, cherchant toujours à masquer les réalités sociales de notre département, les « journalistes » et les politiques de l’île de la Réunion ne rendent pas service à la population. Ils l’isolent toujours plus dans sa précarité et incompréhension, la poussant au crime. Ces deux actes sont loin d’être uniques. Les uns manifestent, d’autres volent. La Réunion connaît une forte hausse de la contestation et de la délinquance et pendant ce temps les décideurs restent passifs.

Une passivité criminelle, quand on sait que les solutions existent. Qu’il suffit de développer une véritable économie créatrice d’emplois, comme cela a déjà été fait partout dans le monde. Mais la Réunion îlot refermé, désinformé par de faux journalistes et dirigé par de faux élus, s’enlise encore et encore dans la certitude du chômage de masse et la fatalité de la souffrance sociale. Charles Aznavour chantait que la misère est plus douce au soleil. Pas sûr qu’un jeune réunionnais vivant avec 650 €/mois d’aides sociales pour payer un loyer de 500 € et 100 € de factures dirait la même chose… Ne parlons même pas des moins de 25 ans qui ne touchent rien ! La Réunion est jeune, très jeune… Le chaos arrive.

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