Le CRIJ veut plus de moyens et un audit de la formation

Le CRIJ est le Centre Régional d’Information Jeunesse. Egalement CIED (Centre d’Information Europe Direct), il informe les jeunes sur la formation, l’emploi et la mobilité. Situé au 28 rue Chatel à Saint-Denis, le centre offre également l’accès gratuit à un poste informatique avec connexion Internet, l’aide à la rédaction d’un CV et d’une lettre de motivation, ainsi qu’une permanence des Défenseurs des Droits.

Un organisme très utile pour les jeunes donc. Mais dont la mission se trouve gravement entravée par un manque de moyens et une formation réunionnaise pas du tout à la hauteur. En définitive le CRIJ pointe l’incompétence des politiques de la Réunion, lourde de conséquences pour les Réunionnais.

Globalement, les jeunes sont-ils suffisamment informés sur le monde du travail et donc sur leur orientation professionnelle ?

Les jeunes ne sont pas suffisamment informés. Il y a un manque de moyens au niveau des instances chargées de l’emploi. Il faudrait multiplier la communication sur les services que peuvent proposer ces organismes. Le problème aujourd’hui est que les jeunes ne savent pas toujours où trouver l’information. Aussi on pourrait améliorer cette information, en multipliant les ateliers emploi et des demie-journées d’information collective, sur comment s’y prendre pour décrocher un emploi.

Une fois le projet professionnel dessiné, quels freins rencontrent les jeunes ?

Le frein majeur est le manque de formations à la Réunion. Cela incite les jeunes à tenter leur chance en métropole et là se pose le problème financier. Certes il existe des dispositifs qui aident financièrement les demandeurs d’emploi, mais ils restent lourds au niveau du montage des dossiers pour avoir une aide.

Ce qui pose la responsabilité des collectivités locales. Que penser des politiques réunionnais ? Sont-ils efficaces vis-à-vis de la formation (qui est une compétence décentralisée) ?

Les politiques de formation ne sont pas en adéquation avec l’économie locale. Car dans le cas contraire les jeunes ne rencontreraient pas de telles difficultés.

Pourtant les fonds alloués à la formation sont énormes à la Réunion (centaines de millions d’€ par an). Faut-il en déduire que beaucoup d’argent est gaspillé dans des formations inutiles ?

Ces fonds devraient permettre de créer des formations plus variées. La difficulté est de trouver des formateurs compétents et c’est ce qui fait la qualité des formations. Il faudrait beaucoup plus de contrôle sur la qualité des formations proposées. Notre île présente un désavantage majeur dans ce domaine.

Un véritable audit de la formation donc ?

Il serait bon pour valider la qualité d’enseignement et le sérieux des centres de formation de convenir de la mise en place d’une démarche qualité. Il serait question d’établir avec les centres de formation une grille d’évaluation proposant différents critères: quantitatifs et qualitatifs.

Publicités